Dans quel ordre se déroulent les stations HYROX ? La réponse tient en huit noms : SkiErg, Sled Push, Sled Pull, Burpee Broad Jumps, rameur, Farmer’s Carry, Sandbag Lunges et Wall Balls. Mais apprendre cette liste ne suffit pas pour préparer une première course. Il faut surtout comprendre comment chaque atelier influence le suivant et comment préserver une technique propre lorsque la fatigue s’accumule.
Ce guide vous donne un repère clair pour mémoriser les stations HYROX dans l’ordre, connaître les volumes du format individuel et organiser vos premiers entraînements spécifiques. Les données réglementaires ont été vérifiées le 7 octobre 2026 dans le règlement Singles 2026/27. Les conseils de préparation qui suivent sont des pistes pratiques à adapter à votre expérience, à votre matériel et à votre objectif.
Pour replacer ces ateliers dans l’ensemble de l’épreuve, retrouvez notre guide complet pour préparer sa première compétition HYROX. Ici, nous nous concentrons sur la succession des stations et les bons réflexes pour les aborder sans improviser.
1. Les huit stations HYROX dans l’ordre : votre tableau de référence
Le format individuel alterne une portion de course de 1 km et une station, huit fois. Voici les volumes du règlement Singles 2026/27 :
| Ordre | Station | Volume |
|---|---|---|
| 1 | SkiErg | 1 000 m |
| 2 | Sled Push | 50 m |
| 3 | Sled Pull | 50 m |
| 4 | Burpee Broad Jumps | 80 m |
| 5 | Rameur | 1 000 m |
| 6 | Farmer’s Carry | 200 m |
| 7 | Sandbag Lunges | 100 m |
| 8 | Wall Balls | 100 répétitions |
Les charges dépendent de la division. Pour choisir la formule adaptée à votre expérience, consultez notre comparatif HYROX Open, Pro, Doubles et Relais. Le tableau ci-dessus concerne le format individuel ; les modalités de partage en équipe nécessitent le règlement correspondant.

Une méthode simple pour retenir la succession
Regroupez mentalement les ateliers : un ergomètre, deux traîneaux, les burpees ; puis le rameur, le portage, les fentes et les lancers. Cette manière de mémoriser le parcours est plus facile qu’une liste récitée sans contexte. À l’entraînement, annoncez à voix haute la prochaine station avant de commencer votre bloc. Vous créez ainsi une habitude utile lorsque la concentration diminue.
Vous pouvez aussi inscrire les huit noms sur une fiche dans votre sac. L’objectif n’est pas de consulter cette fiche pendant la compétition, mais d’associer progressivement chaque atelier à sa place dans le parcours. Si vous découvrez encore la discipline, notre article HYROX, c’est quoi ? explique son fonctionnement général.
Pourquoi l’ordre doit guider votre entraînement
Une séance où vous testez chaque exercice après plusieurs minutes de récupération ne raconte pas toute l’histoire. Dans une course, vous arrivez avec les effets des efforts précédents. Votre prise, votre respiration ou votre aisance sur les jambes peuvent déjà être entamées. Pour préparer cette réalité, commencez par apprendre chaque mouvement séparément, puis combinez progressivement quelques ateliers avec de la course.
Il n’est pas nécessaire de reproduire immédiatement toute l’épreuve. Un petit bloc bien observé peut être plus instructif qu’une simulation longue menée sans objectif. Notez ce qui se dégrade : le rythme, la posture, la concentration ou la capacité à repartir. Cette observation vous aide à choisir le travail suivant.
2. SkiErg, Sled Push et Sled Pull : construire un départ maîtrisé
Station 1 : trouver un rythme durable au SkiErg
Le premier atelier invite facilement à partir trop vite. Vous êtes encore porté par l’ambiance, et l’écran donne envie de chercher une performance immédiate. À l’entraînement, cherchez plutôt une intensité que vous pouvez répéter sans finir complètement vidé. Comparez plusieurs passages réalisés avec une intention différente : très rapide, régulier, puis volontairement prudent.
Observez surtout le départ en course après l’ergomètre. Un meilleur temps sur la machine ne représente pas forcément un meilleur bloc si vous perdez ensuite votre aisance. La bonne question devient : quelle intensité me permet d’avancer efficacement et de repartir proprement ? Cette approche transforme l’atelier en élément d’une stratégie globale.
Station 2 : pousser avec une position que vous savez tenir
Pour découvrir le Sled Push, privilégiez un apprentissage encadré et un matériel dont vous connaissez le comportement. La résistance ressentie dépend aussi du sol, du traîneau et de leur interaction. Une charge testée sur une surface très glissante ne constitue donc pas un repère universel.
Essayez plusieurs positions avec une charge adaptée et choisissez celle que vous contrôlez. Chercher à imiter immédiatement la posture d’un athlète expérimenté peut vous faire perdre vos propres repères. Filmez un passage court, regardez si votre position reste stable et demandez un retour à votre coach. Le progrès utile est celui que vous pouvez reproduire, pas celui obtenu une seule fois au prix d’un effort désordonné.
Préparez également votre décision de pause. À quel moment sentez-vous que vos pas deviennent inefficaces ? Quel redémarrage vous paraît le plus simple ? Répondre à ces questions pendant une séance calme aide à éviter une hésitation prolongée lorsque l’effort devient difficile.
Station 3 : organiser la traction avant de forcer
Le Sled Pull demande de coordonner la traction et la gestion de la corde. Un conseil réglementaire essentiel : la traction doit rester debout et la corde ne doit pas gêner la voie voisine. Apprenez d’abord à garder un espace de travail clair.
Dans vos premiers essais, réduisez les distractions et cherchez une séquence facile à retenir. Placez-vous, engagez la traction, réorganisez la corde, puis recommencez. La fluidité vient souvent d’une organisation plus simple plutôt que d’un effort supplémentaire des bras. Une séance technique peut ainsi vous apprendre davantage qu’une succession de tentatives lourdes.
Sur ces trois premières stations, gardez une intention commune : vous devez encore pouvoir continuer. Vous pouvez gagner quelques secondes en vous précipitant, puis les perdre en hésitations ou en pauses sur la suite. Construisez vos repères autour de l’enchaînement complet.
3. Burpee Broad Jumps et rameur : garder de la régularité au milieu du parcours
Station 4 : répéter un burpee et un saut que vous contrôlez
Les Burpee Broad Jumps peuvent devenir un atelier très irrégulier lorsqu’on cherche des sauts spectaculaires. Pour les apprendre, choisissez un espace dégagé et travaillez un cycle que vous pouvez répéter. L’objectif est de conserver une cadence compréhensible, sans transformer chaque répétition en tentative maximale.
Le règlement demande notamment le contact de la poitrine au sol et un départ et une réception simultanés des deux pieds pour le saut. Faites vérifier ces repères avant d’ajouter de la fatigue. Une répétition rapide mais mal exécutée n’est pas une bonne base de préparation.
Votre carnet peut contenir trois observations très simples : la cadence de départ, le moment où elle change et la raison de ce changement. Est-ce un manque de contrôle ? Un rythme trop ambitieux ? Une hésitation entre les répétitions ? Ces informations orientent le travail sans nécessiter une simulation complète.
Station 5 : utiliser le rameur avec une intention claire
Arriver au rameur ne signifie pas que l’effort devient facile. Cependant, une station sur machine peut offrir un cadre plus prévisible pour retrouver un rythme. À l’entraînement, apprenez à vous installer rapidement, à régler ce dont vous avez besoin et à commencer sans gestes inutiles.
Ne changez pas votre technique uniquement pour obtenir un chiffre flatteur sur l’écran. Choisissez une cadence que vous comprenez et observez sa stabilité. Si votre allure varie fortement, demandez-vous si vous tirez trop fort au début ou si vous perdez votre organisation. Une vidéo courte et l’avis d’un coach peuvent clarifier ce qui vous échappe pendant l’effort.
La fin du rameur mérite autant d’attention que le départ. En séance, prévoyez à l’avance votre transition vers le bloc suivant. Vous entraînez ainsi votre concentration au moment où il serait tentant de rester assis et d’attendre que la fatigue disparaisse complètement.
4. Farmer’s Carry, Sandbag Lunges et Wall Balls : préparer une fin de course propre
Station 6 : le Farmer’s Carry et la gestion de la prise
Pour le Farmer’s Carry, les deux kettlebells se portent bras tendus le long du corps. Les poser pour se reposer est autorisé, sans les avancer au sol. Ce cadre vous permet de réfléchir à une stratégie réaliste au lieu de considérer toute pause comme un échec.
À l’entraînement, comparez un passage continu maîtrisé et un passage avec une pause prévue. Regardez lequel vous permet de garder le plus de contrôle. Si la prise lâche brutalement, vous aurez intérêt à mieux anticiper. Les premiers essais doivent surtout vous apprendre à choisir un rythme et un point d’arrêt sans gêner les autres personnes dans la salle.
La couverture de cet article illustre cette station avec un visuel original. Elle ne représente pas une démonstration officielle ni une validation technique : utilisez les consignes du règlement et un accompagnement adapté pour apprendre le mouvement.
Station 7 : rester précis sur les fentes avec sandbag
Les fentes demandent de conserver de la précision malgré les kilomètres et les ateliers déjà accumulés. Travaillez d’abord un mouvement propre, puis augmentez progressivement la contrainte selon vos capacités. La maîtrise doit précéder la recherche de vitesse.
Selon le règlement, le genou arrière touche le sol, les jambes alternent et chaque répétition se termine en extension. Le sac reste soutenu sur les deux épaules. Faites contrôler ces critères pendant vos répétitions d’apprentissage.
En pratique, évitez de découvrir une nouvelle façon de porter le sac juste avant la compétition. Répétez votre installation et apprenez à repartir avec votre position habituelle. Si l’atelier devient désordonné, réduisez la difficulté de la séance suivante et reconstruisez vos repères. Accumuler des répétitions mal maîtrisées ne vous prépare pas mieux.
Station 8 : arriver aux Wall Balls avec un découpage préparé
La dernière station se prête particulièrement à une stratégie de séries. Pendant vos séances, testez un découpage que vous pouvez tenir sans attendre l’épuisement complet. Ce découpage n’a pas besoin d’être identique à celui d’un autre sportif. Votre expérience, votre technique et votre état de fatigue comptent davantage qu’un nombre choisi pour impressionner.
Considérez aussi les pauses comme une partie du plan. Une pause courte et décidée peut être plus utile qu’un arrêt prolongé subi. Notez si vous réussissez à reprendre le mouvement comme prévu. Vous obtenez ainsi un repère personnel, que vous pourrez ajuster lors d’un entraînement suivant.
Enfin, gardez de l’attention pour les consignes du juge. L’envie d’en finir ne doit pas vous faire perdre le contrôle de votre mouvement. Préparez cette dernière station comme un atelier à part entière, même si elle se situe juste avant l’arrivée.
5. Transformer cette liste en préparation concrète
Commencer par un diagnostic simple
Sur une fiche, créez trois colonnes : mouvement compris, mouvement testé, mouvement maîtrisé sous fatigue. Classez chaque station dans la colonne qui correspond à votre situation actuelle. Ce diagnostic évite de consacrer toutes vos séances aux exercices que vous aimez déjà.
Choisissez ensuite une priorité technique et une priorité d’enchaînement. Par exemple, apprendre à organiser la corde sur le Sled Pull et retrouver une course régulière après un atelier de jambes. Vous pouvez travailler ces deux objectifs lors de séances différentes. Un entraînement possède plus de valeur lorsque vous savez précisément ce qu’il doit vous apprendre.
Enchaîner progressivement et observer la récupération
Une fois les mouvements compris, associez une portion de course facile à une station avec un volume adapté. Gardez assez de marge pour observer votre transition. L’objectif de ces premiers blocs est d’apprendre, pas de mesurer immédiatement votre limite.
Augmentez progressivement la difficulté en fonction de votre maîtrise et de votre récupération. Si plusieurs éléments se dégradent simultanément, revenez à un bloc plus simple. Vous pourrez ensuite intégrer davantage de stations dans leur ordre réel. Un coach pourra vous aider à choisir une progression cohérente avec votre niveau et le temps disponible.
Tester la tenue et préparer le matériel
Votre équipement doit être testé sur plusieurs mouvements : course, flexion, traction et portage. Vérifiez qu’un short de training reste confortable dans les fentes et que votre t-shirt de sport vous laisse bouger librement. Une tenue familière évite d’ajouter une distraction le jour de l’épreuve.

Pour vos séances, préparez également votre serviette, votre gourde et les petits accessoires utiles. Consultez les accessoires BRO Apparel pour l’entraînement, puis vérifiez séparément ce qui est autorisé en course : un accessoire disponible en boutique n’est pas automatiquement utilisable sur toutes les stations HYROX.
Conclusion : mémoriser, apprendre, puis enchaîner
Connaître les huit stations HYROX dans l’ordre vous donne un cadre pour préparer vos séances. La progression se construit ensuite autour de gestes compris, de transitions répétées et d’une intensité adaptée. Cherchez une course que vous pouvez gérer, avec des décisions simples et une technique que vous avez déjà pratiquée.
Avant votre événement, relisez le règlement officiel Singles 2026/27 et les consignes de l’organisateur. Pour compléter une tenue que vous aurez le temps de tester, découvrez les nouveautés BRO Apparel.
FAQ : stations HYROX, ordre et préparation
Comment mémoriser facilement l’ordre des stations ?
Retenez deux groupes : SkiErg, deux traîneaux, burpees ; puis rameur, portage, fentes, Wall Balls. Répétez cette succession pendant vos entraînements pour l’associer à des sensations concrètes.
Faut-il travailler toutes les stations à chaque séance ?
Non. Vous pouvez consacrer une séance à un apprentissage technique et une autre à quelques enchaînements. Choisissez un objectif observable pour chaque entraînement plutôt que de reproduire systématiquement toute la course.
Pourquoi mon traîneau d’entraînement semble-t-il différent ?
Le matériel et la surface influencent la résistance ressentie. Utilisez votre charge comme un repère propre à votre salle, puis cherchez à connaître les conditions de votre événement sans supposer une équivalence parfaite.
Quelle station faut-il préparer en priorité ?
Commencez par celle dont vous comprenez le moins le mouvement ou qui perturbe le plus votre enchaînement. Le meilleur point de départ dépend de votre expérience, pas d’un classement universel des stations difficiles.
Une simulation complète est-elle indispensable pour débuter ?
Elle peut fournir des repères, mais elle n’est pas le premier travail à réaliser. Des blocs courts, des gestes vérifiés et une progression adaptée permettent d’apprendre avant de vous confronter à toute l’épreuve.
Où vérifier les charges et les règles avant une compétition ?
Dans le règlement officiel correspondant à votre format et dans les informations de votre événement. Vérifiez la version applicable plutôt que de reprendre automatiquement un tableau d’une ancienne saison.